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| Coup de fil de Mr O. Piquet, le dirlo. Encore à propos de Momo. Mr Touhari doit rentrer de toute urgence... Ce soir, salade de phalanges au menu. |
Monsieur Karim Touhari.
La paternel de Momo.
Aujourd’hui chauffeur routier, on peut dire que sa vocation, il a quand même mis pas mal de temps à la trouver.
Avant, il collectionnait les petits boulots du genre réprimés par la législation un peu tatillonne.
Petits bizness, un peu de revente de substances illicites, un peu de recèle, un peu d’extorsion, pas mal de rixes dans des bars enfumés... Bref, rien de bien méchant en tous cas, mais suffisant quand même pour lui donner l'occasion de visiter toute la grande couronne pendant quelques années :
Osny, Bois d’Arcy, Fleury-Mérogis, Nanterre, Fresnes…
Mais ça, c’était avant.
Après s’être engagé dans la cause humanitaire au Kosovo en 99 pour se refaire une virginité, Monsieur Touhari a décidé de poser ses valises, fonder une famille, et trouver un vrai taf respectable, histoire de ne plus être sorti du lit au petit matin par les cowboys du RAID.
La famille Touhari habite la cité des Joncherolles à Pierrefitte.
Madame Touhari, (Samia), l’ainée, (Camilia), et le petit dernier que vous connaissez bien : Mohamed dit-Momo.
Karim est parfois un peu rude avec son fils.
Mais sincèrement, a-t-il vraiment le choix ?
Au fond de lui, il n’a qu’une seule crainte. Que son fils suive le même parcours chaotique que lui et inscrive un jour son nom gravé à côté du sien sur le mur d’une cellule sordide de la région parisienne.
Il rêve en secret d’une belle carrière pour son petit dernier. Médecin, oui, ça serait bien, tant il se voit déjà assister, fier comme un bar-tabac, à la remise de son doctorat devant ses pairs en prononçant le fameux serment d’hypocrite.
Du coup, bravant les recommandations des psychologues qui écrivent des livres, il n’est pas rare que le daron de Momo soit obligé de lui rappeler quelques règles élémentaires de savoir vivre de manière un peu claquante et musclée.
« C’est pour ton bien, mon fils, plus tard, tu me remercieras ! »
Mon pote, lui, ne voit pas les choses de cette façon.
Il attend juste d’être un peu plus grand et mieux gaulé pour appliquer le fameux dicton Œil pour Œil.
L’ambiance dans la famille Touhari, parfois, c’est un peu pesant.

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